Posts
Dans la série "fin du monde", voici un livre assez présent dans les librairies (on se demande pourquoi). L'adaptation m'a poussé à le lire et maintenant que j'ai adoré le livre, j'appréhende le film que je pressentais comme assez terrible. C'est à n'y rien comprendre. L'histoire d'un père et son fils qui marchent le long d'une route vers le sud, alors que la Terre est couverte par des nuages de cendres. Ils sont désespérément seuls, ne trouvent presque plus de vivres après des années de pillage et redoutent d'être rattrapés par des survivants moins gentils qu'eux. Bon allez, le film doit être bien quand même, mais je m'interroge sur l'utilité de Charlize Theron au casting dans un personnage à peine évoqué par l'auteur.
Toujours une grande admiration pour ce Roland Emmerich. La manière de vendre ses projets au plus offrant (il distribue le script le même jour à tous les studios et attend devant son téléphone ; il fait ça depuis Stargate). Le plaisir qu'il prend à détruire les choses (je regarderai différemment les petits qui dans ma classe détruisent les constructions legos de leurs copains), à faire disparaître toujours plus d'êtres humains dans chacun de ses films (y compris les enfants maintenant) tout en sauvegardant la race canine. La poursuite voiture-avion est une vraie master-piece. Le reste un peu moins. Danny Glover en V.O. est énorme ! Thandie Newton a un français délicieux. Oliver Platt, désolé, je n'y arrive toujours pas... Independence Day 2 et 3 sont en pourparlers et j'ai vraiment hâte !
Noël approche... Quoi, je n'ai rien dit ! Juste : Noël approche...
Premier volet (mais en fait non...) de l'un des cycles les plus célèbres de la littérature de science-fiction. Asimov (dont certains retiendront I Robot). C'est toujours déroutant de revenir à un genre aussi particulier, j'avais parfois l'impression de me revoir à 16 ans devant Barjavel. Encore plus déroutant, le changement de protagoniste à chaque nouveau chapitre (le premier livre couvre plusieurs générations), On a à peine le temps de sympathiser avec qu'ils cèdent la place à un nouvel inconnu. Cette entame écrite dans les années 50 reprend quasiment toutes les facettes futuristes et politiques de la Guerre des Etoiles de Lucas et rien que pour ça, la lecture en valait la peine. Mais aurais-je le courage d'aller plus loin ?
Mon premier livre de Paul Auster. L'écriture m'a plu, l'histoire également. On commence par la fin et le narrateur s'efforce d'expliquer l'incident initial par un retour en arrière. Sa mémoire n'est pas parfaite, elle va et vient assez librement, s'attardant parfois sur un détail du tableau de peur de le délaisser définitivement. J'ai bien aimé.
Roman offert par Romain, lu cet été (j'ai beaucoup de retard). Il ne faut surtout pas se fier au titre qui pourait entonner une certaine niaiserie. L'histoire d'un livre écrit, micro-publié puis oublié, mais qui malgré tout traverse la vie de plusieurs personnages. Un vieil homme vivant seul. Un couple séparé par la mort. Une jeune fille sur les traces de son père disparu. Un écrivain renommé lui aussi cherchant le chemin de ses origines. La Shoah est là, elle aussi, au centre du livre. J'ai eu du mal au début, mais l'alternance des narrations amène rapidement de l'oxygène ; on est heureux de quitter un tel pour reprendre avec tel autre, puis revenir au premier. La fin se fait rythmée et la boule a grossi dans ma gorge. C'est beau et ce n'est pas de l'émotion facile.
Je me rappelle enfant, ne jurant que par ces créatures animées façon "Denver le dernier dinosaure" sur FR3. Je me rappelle enfant, jouant avec leurs figurines déjà un peu moins souriantes les mettant dans des situations plus périlleuses qu'à la télé. Je me rappelle surtout qu'un mercredi après-midi chez mon meilleur copain de l'époque, j'avais croisé son grand frère avec qui je partageais la passion du dessin et qui m'avait montré le premier numéro du comic, les planches à l'origine de toute cette frénésie enfantine. Des tortues difformes, des scarifications à ne plus savoir qu'en faire. Les revoilà devant mes yeux dans ce volume couvrant plusieurs années de production. Des histoires parfois assez délirantes (projection sur une autre planète), d'autres plus en phase avec le film des années 90. J'ai adoré (malgré le texte en anglais) et si un second volume voit le jour, je me jetterais dessus.
Livre forcément étrange autour du 11 septembre, couple désolidarisé, enfant de 9 ans extra-lucide (ce qui semble être une mode depuis Edgar Mint, sauf qu'Edgar j'avais envie de l'adopter, alors que là mes yeux avaient tendance à monter au ciel). La grand-mère et son amant, je me demande ce qu'ils viennent faire là-dedans, mais bon... A côté de ça, l'homme qui tombe, artiste qui reprend la position d'une des victimes défenestrées qui avait été photographiée dans une position presque angélique, cet homme qui tombe donc est parcimonieusement évoqué (trop ou suffisamment, j'aurais aimé le voir au centre du roman). Les premières pages et les dernières se lisent se dévorent. Le plongeon dans les bureaux du World Trade puis dans les rues emplatrées de New York vaut à lui seul la lecture de ce livre. Et la couverture en vaut l'achat.
Dénouement de l'intrigue Lisbeth Salander entamée dans le deuxième tome. La nébuleuse de Zalachenko est remplacée par celle de la Section, on a toujours autant envie de boire des cafés et de manger des sandwiches. Les rouages sont bien huilés, certains passages sont toujours aussi prenants (j'en ai voulu à mon amour de m'avoir interrompu le temps d'une nuit à la page 640). Ceci dit, rien ne vaudra pour moi le premier volume, où je le répète l'isolement du personnage face à lui-même et au livre qu'il doit rédiger m'avait plus que séduit. Bon c'est fini, et c'est bien dommage...
C'est une bombe qui me tombe sur la tête ce soir ! Thom Yorke vient de poster un message sur le Deadairspace de Radiohead pour annoncer la formation d'un nouveau groupe autour de ses chansons de The Eraser et également d'autres nouveaux titres. Avec lui, Nigel Godrich (6ème membre de Radiohead, producteur attitré et créateur dans l'ombre) ce qui n'est pas tellement une surprise vu que The Eraser a été conçu à quatre mains. En revanche, si vous regardez de plus près, vous verrez... vous verrez... vous verrez FLEA ! Le bassiste des RHCP et le chanteur de Radiohead ensemble, réunis sur des titres comme Black Swan ou Harrowdown Hill. Pincez-moi le cul, je rêve ! J'ai fait mes premiers boutons d'acnée au son de Blood Sugar Sex Magic et de Pablo Honey et voilà, que le concept du supergroupe ressuscite ! Oh la vache, je n'en reviens pas. Deux dates à Los Angeles en octobre et après ??? Un album ? Les derniers jours de Radiohead ? Une éclipse seulement ? Je vais avoir du mal à dormir.