Vingt-deuxième semaine terminée
Je commence à me relâcher. C'est la première fois que je ne tiens pas mon compte-à-rebours avant le début de la nouvelle semaine. La faute à une animation pédagogique casée un samedi matin et qui m'a donné l'impression que quelqu'un, d'une manière ou d'une autre, avait volé mon week-end. L'occasion pour moi de réaliser à quel point je me suis adapté à cette réforme-là de l'Education Nationale. Deux jours en fin de semaine plus un jour en plein milieu c'est quand même bien sympathique.
Cette reprise s'est passée. Ni mal, ni bien. La première semaine est à la fois agréable (le fait de les retrouver, de cataloguer les changements) et pesante (avoir à redresser les choses tout de suite sur ce qui nous semblait être des acquis). Quatre jours marqués donc par une certaine fatigue de tout répéter et le plaisir qu'on a de retrouver ses élèves et leurs remarques toujours pleines de cet humour involontaire.
Au moment de placer son bonhomme du mois de mars dans son cadre, l'un d'eux tout fier d'avoir su redresser puis aplatir les languettes métalliques est venu me voir en se targuant d'avoir "des biscottos dans les doigts".
Cette semaine est également placée sous le signe des mouvements intra-départementaux qui me concernent encore cette année (et ce jusqu'à l'obtention d'un poste définitif). C'est peut-être la première fois depuis mes tout premiers voeux que je me sens concerné par cette démarche qui ne récompensent bien souvent que les enseignants-parents. La rumeur persistante d'une ouverture de classe dans mon école actuelle m'a fait réviser mon plan d'attaque pourtant bien pensé en amont. Je prends donc le risque de demander en premier choix un poste dans cet établissement qui ne laisse pour l'instant entrevoir aucun poste vacant. L'ouverture de classe pourrait être confirmée le 23 mars. La période des voeux s'arrête le 17 mars. Suspens...