Ving-troisième semaine terminée
Les matinées sont de plus en plus agréables. Il fait jour désormais quand je descend prendre mon bus. Mon bonnet va bientôt tomber de ma tête, l'écharpe se décrocher de mon cou. Le rythme des journées me fait aimer d'être dans cette école, le bruit omniprésent de chaque fin d'après-midi me fait apprécier le retour à la maison. Ce qui me fâche un peu cette année, c'est cette envie de rester où je suis, alors que rien n'est moins sûr. S'il est certain qu'il y ait une ouverture de classe pour l'année prochaine sur Noisy-le-Sec, il semblerait que la seconde école pré-élémentaire du groupe scolaire - d'abord réticente à la proposition - voudrait maintenant obtenir cette opportunité. J'ai la très mauvaise impression qu'au bout du compte, je me ferais avoir. Mais on va quand même jouer sa chance. L'équipe tient vraiment à me garder. On verra si leur simple envie suffira à décrocher cette ouverture, puis à me faire passer avant tout le monde.
Petite drôlerie de la semaine, une de mes élèves avait décidé de faire du vélo à deux roues à la façon d'une princesse sur un cheval. Elle était toute contente que je le remarque, mais malgré son sourire, sa chute 5 mètres plus loin et son menton de princesse bien gratté par le bitume me fait encore rire aujourd'hui. Rien n'est plus drôle qu'un gadin.