Semaines 25, 26 et 27 terminées
Trois longues semaines se sont écoulées. Pari perdu. Tenir un blog n'est pas pour moi une mécanique merveilleusement huilée. On rate une semaine et on se dit que c'est à présent deux semaines que l'on devra résumer. On soupire et on remet ça à plus tard. Bon, là, les vacances sont arrivées, alors plus d'excuses. Ceci dit je n'imposerai pas une rétrospective de tout ce temps écoulé. Le plaisir que j'ai à venir dans cette école est toujours présent. Maintenant, je me dis que d'ici deux ans, je me renseignerai sur un éventuel poste vacant (vu que l'ouverture de l'année prochaine ne semble vraiment pas gagnée). Travailler avec des enfants de 6 ans, c'est à la fois dynamisant et épuisant quand on passe par une phase de deuil. J'en ai connu une grosse il y a presque un an, puis cet hiver, et là encore. Leur considération légère de la vie permet de s'oxygéner la tête. Bon, il est vrai que les compliments à répétition aident aussi : "Nicolas, tu es beau !" "Nicolas, tu es charmant !" L'autre jour dans le rang, l'un d'eux m'a même interpelé d'un "Beau gosse !" qui m'a laissé sans voix sur le coup. La dernière période s'ouvrira a priori sans fatigue.
Petit moment volé dans la cour l'autre jour... Il faut savoir que malgré le nombre considérable d'activités que nous proposons en récréation, les garçons ne peuvent s'empêcher de s'adonner à quelques bagarres simulées (dans un premier temps toujours). Leurs prises et coups divers sont agrémentés d'imprécations du genre PUISSANCE TAUREAU que sais-je. L'un d'eux a trouvé l'incantation (et le blasphème) ultime en adoptant sa position de mante religieuse et en criant d'un air très énervé AU NOM DU PERE DU FILS ET DU SAINT ESPRIT.