Vu pour la première fois il y a 3 ou 4 ans, je le revois avec mon petit coeur et découvre encore plein de détails. Les images siciliennes, la musique, Marlon Brando en Corleone, la violence, les histoires multiples, Marlon Brando en Corleone, le fougueux Sonny, le machiavélique Michael, les années 40, leurs voitures, leurs musiques, la tête du cheval dans le lit et bien sûr Marlon Brando en Corleone. Tout le monde devrait l'avoir vu. Pour une fois que 2 heures 40 paraissent moins longues qu'un PSG-Gingamp.
Un film qui retrace les premières années de la CIA à travers plusieurs événements historiques majeurs, comme la Seconde Guerre et l'épisode de la Baie des Cochons. Les plans sont tous très bien étudiés. Le scénario est plein de poches cachées (des histoires dans l'histoire), ce qui est toujours le signe d'un travail en amont. Matt Damon est taciturne, imperturbable derrière ses lunettes double-foyer. Angelina Jolie fait partie du casting (euh... c'est tout... oui, c'est à peu près tout). Joe Pesci, copain de DeNiro, fait aussi une apparition. C'est un film vraiment passionnant, même si je l'ai trouvé un peu long, le tout étant - je pense - de s'accorder un vrai bon moment pour le regarder. Une trilogie est actuellement à l'étude.
C'est toujours aussi génial ! La série ne se donne jamais de grands airs, avec des épisodes très courts et blindés de blagues. Les personnages sont AWESOMES : Marshall en début de saison, Barney sur chaque apparition. Le postulat de départ (Ted Mosby raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère) est vraisemblablement mis de côté, mais peu importe le jeu du "qui est la mother ?"... Je ne comprends pas pourquoi je suis passé à travers cette série pendant deux ans. J'espère qu'elle durera encore quelques saisons, parce que là ça fait vraiment trop bien de rire à nouveau dans une sitcom.
Toujours motivé par le visionnage des films de guerre, je continue mon bonhomme de chemin avec ferveur. J'espère découvrir des mines perdues. Peut-être pourrais-je m'en servir pour un éventuel CM2. Qualité ou pas, ces films renvoient un témoignage intéressant sur les dérives nombreuses qu'il peut y avoir quand on tend la caméra à des personnes peu responsables. La suite...
Le Bal des Maudits est mon premier vrai film traitant de la Seconde Guerre. L'histoire se passe des deux côtés du front et des deux côtés de l'Atlantique. Tout ou presque est abordé dans le film : la montée de l'ordre nazi, les réticences de certains, l'enthousiasme des autres, la recherche d'une légitimité à tout ça ; la déstructuration sentimentale engendrée par la guerre (comprendre : tout le monde couche avec tout le monde, même les gradés éprouvent une attirance pour leurs compagnons d'armes). Les personnages bougent énormément : Bavière, Paris, Berlin, Afrique du Nord. La fin a lieu dans les camps de concentration ; la scène où les Américains ouvrent la porte d'une des chambres dans laquelle apparaissent les déportés est terriblement marquante. Marlon Brando est extraordinaire, mais je n'accroche toujours pas avec Dean Martin même si sa décontraction de Yankee trouve ici un bon écho avec le jeu plus sombre de Montgomery Clift (acteur méconnu, mais pffff). Très bon film pour moi, essentiel pour l'instant, mais j'ai encore pas mal d'heures devant moi avant de décerner les prix.
Les Bienveillantes m'ont donné l'envie de me plonger visuellement dans la période 39-45. Je suis donc allé sur le site Wikipedia (une grande drogue du moment, me concernant) recueillir divers titres. Les trois premiers sont les suivants, ils sont datés (années 60) et sont produits par de fringants Américains.
Les Héros de Télémark n'est pas un bon commencement pour moi. Je dois même dire qu'au bout d'une heure, j'ai failli me décourager et laisser tomber mon cycle. Le film relate trois faits d'armes de la résistance norvégienne pour empêcher le troisième Reich d'acquérir l'arme nucléaire. Basé sur une histoire vraie, le scénario est pourtant cousu de fil blanc, les trois tentatives héroïques étant portées par les deux mêmes personnages, ce qui rend l'affaire très peu probable (d'autant qu'ils trouvent quand même le temps de se raser de près entre chaque mission). Une grande partie des scènes de nuit sont à peine lisibles. De plus, la trame romantique n'a rien à faire là-dedans, le personnage féminin ne servant à rien d'autre qu'à conduire une voiture, séparer les hommes qui se battent et faire des bisous au héros dans un chalet. L'armée nazie est ridiculisée à la manière de la police dans les Taxi. Cela donne au film une identité mal établie entre Le Pont de la Rivière Kwaï, Autant en Emporte le Vent et La Grande Vadrouille. Vraiment une mauvaise expérience, malgré le plaisir de voir Richard Harris (le premier Dumbledore de la saga Harry Potter).
Deuxième film de mon cycle, L'Enfer est pour les Héros m'a laissé une bien meilleure impression sur l'exploitation dramatique que l'on pouvait faire à partir d'une telle période. Ici, pas de faits réels accompagnés de l'éternelle dédicace au nom des sacrifiés. Pas de forte personnalité héroïque qui regarde l'horizon en songeant avec fierté à son funeste destin. Au contraire, l'histoire banale d'un commando américain qui a déjà bien (trop) oeuvré pour la libération des territoires français et à qui on ordonne un dernier effort : assiéger un blockhaus allemand en faisant croire à l'ennemi qu'ils sont en grand nombre, le but étant de gagner du temps avant l'arrivée des renforts. Le thème du siège est cher à mon coeur, j'ai fait une partie de mon mémoire dessus (Un Balcon en Forêt de Julien Gracq qui se déroule dans les Ardennes comme dans ce film). Le film vaut surtout pour les personnages à l'allure littéraire, terreux, alcooliques, désespérés, aux erreurs humaines. Steve McQueen et James Coburn sont de superbes acteurs, leur jeu suffit à tenir en haleine. Un film sur lequel je n'aurais pas parié, rien que pour le titre, mais qui m'a agréablemet surpris.
Concernant Les Canons de Navarone, j'ai du mal à le classer dans les films de guerre. Si ça ne tenait qu'à moi, je le rangerais avec les films d'aventure comme Les aventuriers de l'Arche perdue où la présence nazie n'est qu'une toile de fond. Cependant, on est dans une histoire vraie, une opération suicide de sabotage dans les îles grecques. Le casting est affolant : Gregory Peck, Anthony Quinn et David Niven apparaissant chacun dans deux bons tiers des plans du film. On est là encore dans l'américanisation à outrance. L'ennemi ne paraît jamais vraiment inquiétant. Le véritable moment de bravoure est l'ascension d'une falaise réputée inaccessible, mais que les huits soldats parviennent à monter quand même. Une fois cette scène passée, il ne reste plus rien à dire, alors le scénariste invente une taupe, comme aux pires heures de 24, une taupe qui ne parvient pas à leur mettre des bâtons dans les roues. Les héros finissent le regard unanimement rivé sur leur victoire explosive sous une musique indigestement fanfaronnante. C'est dommage, cette inégalité, les plans sont plutôt réussis. Un autre film existe sur ce fait historique. Attendons de voir.
Depuis l'avènement de la 3D, l'animation est redevenue un éventuel vrai rendez-vous de cinéma. Evidemment, Pixar a montré la voie et ne cesse de rappeler à ses concurrents qu'eux seuls détiennent "la recette avec l'ingrédient secret". Car, en dehors de cette ancienne petite équipe d'ILM, aucune société ne parvient à tout réunir pour que l'heure et demie soit inoubliable. Alors, oui, il reste Dreamworks pour joliment récupérer les miettes, mais en dehors de la franchise Shrek on ne peut pas dire que le public s'accorde unanimement autour de leurs productions. Dernière en date, Kung Fu Panda ne m'a pas plus emballé que ça. Les images sont somptueuses, le trait des personnages génial, les voix (françaises) plus qu'écoutables (je regrette la V.O. encore trop absente des multiplex, car Dustin Hoffman et Jack Black, ça doit être un régal). Mais cette histoire ne m'a pas surpris une seule fois et c'est vraiment dommage. Je ne demande pas une révolution scénaristique, mais deux ou trois petites touches sortant des sentiers battus du sentimentalisme et des bonnes paroles porteuses d'espoir ne m'auraient vraiment pas fait de mal. En bref, ce serait bien que le récit soit aussi léché que les images. Supérieur à Madagascar, inférieur à Shrek (1), et à des années lumières d'un Pixar (choisissez celui qui vous fera envie).
Je n'ai encore jamais vraiment parlé des séries que nous regardions, mon petit coeur et moi. Pourtant, elles occupent le plus clair de nos soirées télés ; le format s'adaptant bien mieux à ce moment de la journée. Dernière série en vue, How I met your mother nous a été chaudement recommandée et même prêtée par Vincent et son amie. C'est une sitcom dans l'esprit de Friends dans laquelle sont décortiquées les amitiés, les amours et les emmerdes d'un groupe de cinq jeunes adultes ; le tout mis en scène dans une multitude de décors, dont le fameux pub ci-dessus. La différence avec Friends ne semble pas criante et pourtant, un détail très simple illustre l'écart entre les deux franchises. Dans Friends, le groupe se retrouve épisodiquement au "Central Perk" autour d'un café ou d'un thé bien chaud. Dans How I met your mother, le quintette s'attable systématiquement au "Mac Laren's" autour d'un bon demi. Plus sérieusement et pour résumer, c'est une sitcom qui nous rappelle la douce nostalgie des amitiés qui durent tout en abordant des personnages aux parcours et aux personnalités fouillés. Je précise que pour ma part je n'ai vraiment adhéré aux personnages que sur la fin de la saison, excepté le personnage (magique) de Barney, séducteur impitoyable (bien au-delà de la fiche technique d'un Joey), interprété par Neil Patrick Harris (qui jouait déjà dans Starship Troopers le compagnon de fortune du héros et bien plus fortuné que le héros...). Point final, la première saison finit sous la pluie avec une de mes chansons préférées en toile de fond : "This Modern Love" de Bloc Party !
Autant le dire tout de suite, The Incredible Hulk en bonne adaptation de comic qui se respecte ne peut avoir d'intérêt que pour les personnes qui ont envie d'y trouver un intérêt. Le pitch est effectivement très simple et à aucun moment le film n'essaiera de ressembler à autre chose qu'à l'histoire d'un super-héros schizophrène. Adapter quarante années de numéros de bande-dessinée est une chose ardue (surtout dans le cas de Hulk où il faut se lever de bonne heure pour faire croire à l'existence des personnages) et réussir ce genre de scénario n'est pas si simple qu'il n'y paraît, le tout étant à prendre comme la partition de thèmes déjà connus (donc prévisibles) et non comme une composition inédite. Ceci étant dit...
Avant The Incredible Hulk, il y a eu Hulk tout simplement. Ang Lee était à la réalisation et le moins que l'on puisse dire est que cette adaptation Marvel ne ressemblait en rien aux autres adaptations Marvel. Là où Spiderman, le Punisher, les 4 fantastiques, Blade, les X-men ou encore Daredevil étaient confrontés à un vilain dès leurs premières aventures, le docteur Bruce Banner n'avait personne à tabasser (un comble !). Résultat, au lieu de suivre le cahier des charges de ce genre d'oeuvre, Ang Lee livra sa propre vision de Hulk allant jusqu'à déformer ses origines accidentelles (scandale !) et à lui opposer un vilain jamais vu dans aucune planche dessinée (son père, rien que ça). Il faut dire qu'à l'époque le réalisateur est en conflits personnels avec son père et Hulk sera sa psychanalyse. Un film très attachant malgré tout et aux nombreuses qualités poétiques : le montage des plans par cases animées (comme dans un comic), la transformation Banner-Hulk vécue de l'intérieur comme une prolifération de lichen. Mais au final, un film qui ne ressemble pas vraiment au Hulk de Stan Lee.
Après l'échec commercial et les mauvaises retombées du premier film, Marvel décide de laisser passer un peu de temps et de présenter un nouveau cru. Louis Leterrier signe cette version. Louis Leterrier servait des cafés à Luc Besson du temps de Jeanne d'Arc et compte à son actif de réalisateur les deux Transporteur et Danny The Dog, des films qui se situent aux antipodes du cinéma d'auteur tel que le pratique Ang Lee. Le choix est culotté, même si on peut faire confiance à son sens du montage dans les scènes d'action. J'ai été voir le film hier et si je devais faire un combat entre les deux oeuvres, je donnerais la palme au second. La prise de risque semblait plutôt du côté d'Ang Lee, mais il n'en est rien : comme je l'ai dit plus haut, dans ce genre de films le plus dur est de respecter une histoire et des personnages déjà existants et d'arriver à nous y faire croire. Cette fois, pour moi, le pari est réussi. Les méchants sont vraiment méchants (le général Ross n'a plus rien du gentil militaire à moustache de Ang Lee) et le gentil est lui aussi très méchant (Hulk a tué des innocents, c'est pas rien quand même). On comprend d'ailleurs mieux la malédiction que représente l'arrivée de Hulk dans la vie de Banner ; ce dernier vit dans la peur de réveiller à tout moment un monstre bestial qui ne fera pas la différence entre un soldat hargneux et un passant effrayé. Enfin, l'apparition de vrais vilains comme Abomination (incarné par Tim Roth) et le Leader (qui prend les traits de Tim Blake Nelson) laisse entrevoir un déchaînement dans les prochains films. Car au moins, une chose semble sûre avec ce film-là, une franchise est belle et bien née.
Le but du jeu, s'il y en a un, en dehors de me faire tailler en pièces, était de reprendre une chanson, comme ça, sur une simple impulsion. Je suis rentré chez moi vers 15 heures et dans mon Ipod tournait cette chanson que j'aime vraiment beaucoup (même si un peu surfaite comme tout cet album). Je ne l'ai jamais jouée avant, juste entonnée en yaourth dans la voiture. J'ai voulu commencer simple, une piste guitare classique (celle que je maîtrise le mieux, c'est dire !) et une piste vocale (pleines de petites faussetés). Le temps de galérer à convertir tout ça en MP3 et à joindre la pochette de l'abum original et il est déjà 17h20...