Je me rappelle enfant, ne jurant que par ces créatures animées façon "Denver le dernier dinosaure" sur FR3. Je me rappelle enfant, jouant avec leurs figurines déjà un peu moins souriantes les mettant dans des situations plus périlleuses qu'à la télé. Je me rappelle surtout qu'un mercredi après-midi chez mon meilleur copain de l'époque, j'avais croisé son grand frère avec qui je partageais la passion du dessin et qui m'avait montré le premier numéro du comic, les planches à l'origine de toute cette frénésie enfantine. Des tortues difformes, des scarifications à ne plus savoir qu'en faire. Les revoilà devant mes yeux dans ce volume couvrant plusieurs années de production. Des histoires parfois assez délirantes (projection sur une autre planète), d'autres plus en phase avec le film des années 90. J'ai adoré (malgré le texte en anglais) et si un second volume voit le jour, je me jetterais dessus.
Livre forcément étrange autour du 11 septembre, couple désolidarisé, enfant de 9 ans extra-lucide (ce qui semble être une mode depuis Edgar Mint, sauf qu'Edgar j'avais envie de l'adopter, alors que là mes yeux avaient tendance à monter au ciel). La grand-mère et son amant, je me demande ce qu'ils viennent faire là-dedans, mais bon... A côté de ça, l'homme qui tombe, artiste qui reprend la position d'une des victimes défenestrées qui avait été photographiée dans une position presque angélique, cet homme qui tombe donc est parcimonieusement évoqué (trop ou suffisamment, j'aurais aimé le voir au centre du roman). Les premières pages et les dernières se lisent se dévorent. Le plongeon dans les bureaux du World Trade puis dans les rues emplatrées de New York vaut à lui seul la lecture de ce livre. Et la couverture en vaut l'achat.
Dénouement de l'intrigue Lisbeth Salander entamée dans le deuxième tome. La nébuleuse de Zalachenko est remplacée par celle de la Section, on a toujours autant envie de boire des cafés et de manger des sandwiches. Les rouages sont bien huilés, certains passages sont toujours aussi prenants (j'en ai voulu à mon amour de m'avoir interrompu le temps d'une nuit à la page 640). Ceci dit, rien ne vaudra pour moi le premier volume, où je le répète l'isolement du personnage face à lui-même et au livre qu'il doit rédiger m'avait plus que séduit. Bon c'est fini, et c'est bien dommage...
C'est une bombe qui me tombe sur la tête ce soir ! Thom Yorke vient de poster un message sur le Deadairspace de Radiohead pour annoncer la formation d'un nouveau groupe autour de ses chansons de The Eraser et également d'autres nouveaux titres. Avec lui, Nigel Godrich (6ème membre de Radiohead, producteur attitré et créateur dans l'ombre) ce qui n'est pas tellement une surprise vu que The Eraser a été conçu à quatre mains. En revanche, si vous regardez de plus près, vous verrez... vous verrez... vous verrez FLEA ! Le bassiste des RHCP et le chanteur de Radiohead ensemble, réunis sur des titres comme Black Swan ou Harrowdown Hill. Pincez-moi le cul, je rêve ! J'ai fait mes premiers boutons d'acnée au son de Blood Sugar Sex Magic et de Pablo Honey et voilà, que le concept du supergroupe ressuscite ! Oh la vache, je n'en reviens pas. Deux dates à Los Angeles en octobre et après ??? Un album ? Les derniers jours de Radiohead ? Une éclipse seulement ? Je vais avoir du mal à dormir.
Enquête dans la haute hiérarchie nazie sur fond de projet Walkyrie. Le film traîne un peu en longueur, même si le personnage illuminé de Peter O'Toole rend chacune de ses scènes captivantes. Dans un autre registre que le méchant de Tarantino, encore un très grand rôle du côté sombre. Donald Pleasence est franchement bon également !
Vendus sur un vinyle (que j'ai évidemment réservé). Je me suis peut-être enflammé. A la première écoute, on se dit que c'est certainement le délire le plus électronique qu'il ait jamais eu. Je regrette cette ancienne version de Reckoner, intitulée FeelingPulledApartByHorses et aujourd'hui méconnaissable...
Un film assez long, avec des scènes énormes. Une caméra plus classique que pour un Kill Bill. Un méchant merveilleux, mais des personnages clichés également. Finalement, on voit très peu les Basterds en action. On ne peut pas parler de film de guerre non plus. Un long-métrage étonnant dans la filmographie de Tarantino, pas forcément ce que j'en attendais, mais j'ai beaucoup aimé.
Pixar toujours à la production de merveilleuses histoires (et sans chansons pas comme dans notre enfance - ahah Disney Parade). Un film très mélancolique donc (tout le monde l'a déjà dit, mais je le redis, parce que vraiment j'ai eu la boule dans la gorge), avec un chien énormissime. Quant à la 3D, elle porte certains plans, mais on sent que ce n'était pas encore l'une des priorités du studio. Ca viendra... avec Toy Story 3.
Après avoir lu ce que beaucoup considèrent non pas comme un comic-book, mais bien comme un roman graphique, j'avais hâte de visionner cette adaptation acclamée au printemps dernier. Première considération, le respect de l'oeuvre originale et de la profondeur de son univers (le film explorant les planches mais aussi les intermèdes romancés). La première demi-heure est à ce titre proprement jouissive à l'image du générique, mais au fil du film, je me suis demandé si la solution était vraiment dans la reproduction d'une histoire déjà écrite. Le jeu vidéo, lui, emprunte des aventures bien particulières. Le film reste un grand coup dans mon bide, mais je redoute de m'en lasser, ce qui ne coïncide pas avec ma définition de film culte...
Suite des visionnages du mois d'août. Aujourd'hui je vais parler des films d'été de Noël, vu que ces titres sont habituellement sur la liste de décembre, vautré sous la couette, une bière épicée sur la table de chevet. Flash Gordon reste pour moi un grand souvenir d'enfance lié à la neige, au sapin clignotant. Les chaînes diffusaient ce genre d'oeuvre étrangement kitsch et je les prenais comme des cadeaux avant l'heure et m'en délectais dans le début de l'après-midi. Bref... Les costumes sont extraordinaires, les décors et les effets visuels appartiennent à cette époque où le fond bleu était roi. Ah les incrustations des hommes volants !!! Le scénario vaut-il l'original ? Je ne connais que Flash Gordon que par ce film. L'acteur est navrant (à l'image de la scène où Flash improvise une passe de football américain pour assomer les méchants). Mais il y a Max Von Sydow et surtout Timothy Dalton (que j'adore). Ah oui, il y a Queen à la B.O. aussi, mais ce n'est pas le plus important pour moi.
TRON est quant à lui un chef d'oeuvre avéré, précurseur dans le traitement des images de synthèse. L'histoire est assez basique (un homme est introduit de force dans un ordinateur méchant qu'il doit occire) mais l'imagerie inquiétante pleine de labyrinthes et de gouffres géométriques hante les esprits. Enfant, je n'avais pas bien compris la différence entre le héros humain et les autres personnages (qui sont des programmes informatiques mais au visage de leur concepteur), dont le fameux TRON, ni même le triangle amoureux au début de l'histoire, mais maintenant tout est rentré dans l'ordre. La suite a longtemps trainé dans les tiroirs de Disney et s'apprête à sortir sous le nom de TRON Legacy. La première bande annonce, assez jouissive, est déjà sur les sites de vidéo.